Le palais de universités

Description

Suite à l’intervention du baron Guerrier de Dumast auprès de l’empereur Napoléon III, Nancy se trouve dotée de deux facultés en 1854. Comme dans la ville n’existent pas de bâtiments assez vastes pour accueillir tous les étudiants, Prosper Morey envisage trois projets de construction :
- agrandir l’ancienne université (l’actuelle bibliothèque municipale) au détriment de la place Mathieu de Dombasle ;
- installer la nouvelle université dans l’ancien hôpital Saint-Julien, situé rue de l’Hospitalité ou de la Bienfaisance, l’actuelle rue Pierre-Fourier ;
- bâtir un édifice neuf.
La municipalité retient cette dernière solution, et rachète, en 1856, des immeubles à l’ouest de la place de Grève (l’actuelle place Carnot). L’expropriation de ces immeubles, autorisée par décret impérial, a lieu en 1858.
La première pierre, bénie par l'évêque de Nancy, Monseigneur Menjaud, est posée le 18 juin 1859, et l’édifice est inauguré le 26 mai 1862 par le ministre de l’Instruction publique et des Cultes, Gustave Rouland.
Les bâtiments abritent d’abord les facultés de lettres et de sciences, auxquels s’ajoutent la faculté de droit en 1864, puis la faculté de médecine et l’école supérieure de pharmacie en 1872.
Prosper Morey distribue les amphithéâtres autour d’une cour centrale. Sur la façade du palais universitaire, il souhaite rendre hommage aux fondateurs en installant, au-dessus du porche d'entrée, de grandes statues du cardinal Charles de Lorraine, du duc Charles III, de l’empereur Napoléon III et du duc Stanislas. Il rappelle aussi des personnalités ayant marqué la vie intellectuelle nancéienne tant au niveau du droit, de l’érudition, de la littérature, de la médecine, des sciences… à travers six portraits en médaillon dans le porche et dans les ailes gauche et droite, quatre bustes sur les entrées à gauche et à droite du bâtiment, et seize inscriptions de noms dans des cercles au-dessous des fenêtres.
Les locaux du palais des universités n'abritent plus aujourd'hui que la faculté de droit.