Diverses autres réalisations de Morey à Nancy

Description

Saint-Nicolas
Dès 1869, le curé du quartier Saint-Nicolas critique la « grande salle, manquant de place et faible au point de vue de l'art » dont il dispose rue Saint-Dizier. L'augmentation de la population du quartier rend nécessaire une nouvelle construction. Prosper Morey choisit de s'inspirer de l’église de la Trinité à Paris ; les travaux durent sept ans (1874-1881). Comme pour la réalisation de la basilique Saint-Epvre, il semblerait que Prosper Morey ait refusé toute rémunération pour son travail.

Entre 1850 et 1858, il restaure et améliore progressivement le théâtre de la Comédie construit en 1758 (situé dans le bâtiment de l’actuel musée des Beaux-arts). Il s’attache à la réfection des places des spectateurs, de la scène, du vestibule, du foyer et de l’escalier.

En 1875, Prosper Morey construit un kiosque à musique au parc de la Pépinière. Celui-ci est destiné à accueillir les concerts en plein air de musique militaire, remplaçant ainsi la simple estrade qui existait précédemment.
Le kiosque est composé d’un soubassement en maçonnerie, de colonnes et d’ornements en fonte, de balustrades en fer, et d’une couverture en zinc. Dans cette réalisation, l’architecte rappelle autant que possible l’architecture et le style des places Stanislas et de la Carrière, dont la Pépinière fait en quelque sorte partie, mais pour des raisons financières, il est contraint d’utiliser des matériaux moins onéreux.
Le monument est inauguré le 4 juillet 1875.
A noter qu’une réplique exacte du kiosque de Nancy a été aussi construite à Béthune (Pas-de-Calais) [photo utilisable ?].

Au-delà de ses travaux majeurs, Prosper Morey travaille sur des ouvrages moins imposants.
Il réalise des piédestaux pour les statues de Mathieu de Dombasle (en 1851) et du général Drouot (en 1855), sculptées par David d’Angers.
En 1877, Prosper Morey remplace le mur de la place Vaudémont par une façade monumentale destinée à recevoir la statue de Jacques Callot puis les bustes de Ferdinand de Saint-Urbain et d’Israël Sylvestre dus à Eugène Laurent. Mais cette réalisation est critiquée par Christian Pfister, par exemple, qui considère que les ornements qui entoure la statue ne sont guère en harmonie avec le style un peu sévère du monument.
Il édifie également des monuments funéraires, offerts par la ville de Nancy à ses bienfaiteurs. Ainsi, il fait les cénotaphes d’Henri Braconnot (1780-1854), chimiste qui fit don de sa bibliothèque à la ville, de Pierre-Hyacinthe Bénit (1792-1870), médecin qui légua une partie de sa fortune au bureau de bienfaisance, ou de Nicolas Bergnier (1791-1871), cordonnier qui donna sa fortune à la ville.
Il contribue aussi aux modifications apportées sur les portes de la ville. Il améliore le passage de la porte Saint-Nicolas, entre 1862 et 1864, par la percée de petites portes pour les piétons. Il dégage les abords de la porte Désilles en 1870. Enfin, il supervise la destruction de la porte Saint-Jean en 1873.